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Le territoire à la racine des projets...

L'enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l'âme humaine. C'est un des plus difficiles à définir.

Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l'existence d'une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d'avenir.

Participation naturelle, c'est-à-dire amenée automatiquement par le lieu, la naissance, la profession, l'entourage.

Chaque être humain a besoin d'avoir de multiples racines. Il a besoin de recevoir la presque totalité de sa vie morale, intellectuelle, spirituelle, par l'intermédiaire des milieux dont il fait naturellement partie.

(Simone Weil, 1909-1943)

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Le paysage en Vallée du Loir

Au commencement du projet s’est posée la question des limites du territoire à explorer.

- Quelles directions emprunter et jusqu’où aller pour que les rencontres avec les personnes et le tissage de liens restent fluides.

La limite de 20 km semblait être raisonnable pour que la distance ne devienne pas une contrainte.

Ainsi, sur une carte routière, j’ai tracé un beau cercle où Château-du-Loir était au centre.

 

Mais le territoire est façonné par d’autres lisières qui sont à la fois géologiques, paysagères, mentales et culturelles. Ces lisières ne sont figurées sur aucune carte routière.

 

La perception de l’espace, les connexions entre les personnes relèvent d’une toute autre réalité qui ne dépend pas uniquement d’un tracé routier actuel mais d’une histoire plus ancienne de la circulation des hommes et des marchandises dans leur environnement paysager.

 

Ce qui semble représenter tout un système d’échanges et de connexions sur sur une feuille de papier s’applique différemment dans le quotidien des habitants.

Une route départementale par exemple, relie deux villes entre elles mais sépare également un territoire en deux. A l’échelle locale, la route peut être une zone de contact comme une frontière.

 

A l’inverse, le tracé en pointillé rose sur la carte ne définit aucune route mais les limites départementales. Il n’est pas visible dans notre paysage et pourtant il agit comme une frontière dans notre géographie mentale.

 

Le paysage autour de Château-du-Loir est diversifié avec le Massif forestier de Bercé, les zones bocagères et humides en fond de vallées, les plaines céréalières, la culture de la vigne sur les coteaux.

Mon cheminement et mes rencontres suivent d’abord cette réalité paysagère avec la forêt comme frontière végétale au Nord, les tracés de la Vallée du Loir et de la Dême. Ils s’affranchissent des limites départementales.

 

C’est parfois pour la beauté du paysage, la richesse patrimoniale, les histoires humaines que les personnes interrogées ont choisi de s’installer ou de revenir en ces lieux.

les acteurs locaux

Pour lire les entretiens, cliquez sur les photos

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